jeudi 8 juillet 2010

Où vont les hauts revenus dans le monde anglo-saxon ?

Où vont les hauts revenus dans le monde anglo-saxon ?


Recherche comparéeLutte contre la pauvreté et les inégalitésCanadaÉtats-Unis mai 2010 EN

The Distribution of Top Incomes in Five Anglo-Saxon Countries over the Twentieth Century

Anthony B. Atkinson et Andrew Leigh, IZA DP No. 4937, 54 pages.

Traduction du résumé :

« Dans plusieurs pays, les données fiscales ont été utilisées pour produire un portrait à long terme de la distribution des hauts revenus. La plupart de ces études se sont concentrées sur l’expérience nationale de pays individuels, mais il est également possible d’apprendre des comparaisons entre les pays. L’analyse comparative est ainsi la prochaine étape du processus de recherche. Au même moment, nous savons des autres qu’il y a des dangers à simplement regrouper les différentes études, sans égards pour la nature spécifique des données et de la réalité. Dans cet article, nous adoptons donc une approche intermédiaire, en nous intéressant à cinq pays anglo-saxons qui présentent des contextes et des systèmes fiscaux similaires : l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis. La première partie de l’article cherche à soulever le défi de la comparabilité des estimations reposant sur la fiscalité entre les pays et les époques. La deuxième partie synthétise les données concernant la proportion qui revient aux très hauts revenus. Dans les cinq pays, la proportion qui revient aux très hauts revenus présente des similitudes étonnantes, diminuant pendant les trois décennies suivant la Seconde Guerre mondiale, avant de s’accroître rapidement à partir du milieu des années 1970… »


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Recherche nationaleLutte contre la pauvreté et les inégalitésÉtats-Unis mars 2010 EN

Do highly exclusive social welfare programs increase political inequality ? A comparative analysis of the 50 US states

E. Plutzer, Social Science Research Center Berlin, Berlin, WZB discussion paper, n° SP/2010-201, 28 pages.

Traduction du résumé :

« Dans cet article, j’évalue empiriquement l’idée que le degré d’inclusion ou d’exclusion des politiques d’aide sociale peut avoir des contrecoups importants sur la participation politique des citoyens pauvres. Je produis une analyse comparative de 50 États américains, en utilisant le taux de couverture du programme de Food Stamp comme un indicateur de l’inclusivité relative. Si l’inclusivité du programme envoie un message aux bénéficiaires potentiels quant à leur valeur dans la communauté, ces messages peuvent encourager ou décourager la participation politique. En utilisant les données du National Education Longitudinal Survey, 1988-2000, je montre que l’inclusivité du programme de Food Stamp au niveau étatique a un impact dramatique sur la participation des jeunes citoyens élevés dans des familles pauvres. Les États les plus inclusifs présentent un taux d’inégalité politique beaucoup plus faible. Prise dans le contexte des études précédentes menées au niveau individuel, ces résultats viennent donner du poids à l’idée que les politiques ont des contrecoups souvent importants, et en particulier en ce qui concerne l’inégalité politique. »


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Royaume-Uni : moderniser l’État providence

Royaume-Uni : moderniser l’État providence


Bilans et analysesDébats sur les politiques socialesRoyaume-Uni mai 2010 FR

Moderniser le welfare state britannique

Antoine Colombani, La vie des idées

Entretien avec Julian Le Grand « Julian Le Grand, professeur de politique sociale et ancien conseiller de Tony Blair, dresse le bilan des réformes de l’Etat providence engagées par le New Labour, en comparant résultats et objectifs. Selon lui, il est nécessaire de poursuivre la modernisation des services publics en introduisant davantage de choix pour les usagers et de concurrence entre les prestataires. »


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Bilans et analysesDébats sur les politiques socialesRoyaume-Uni mai 2010 FR

Vers une société de marché ?

Florence Faucher-King et Patrick Le Galès, La vie des idées

« Les années de gouvernement Blair-Brown ont conduit l’électorat britannique à de profondes déceptions. Le bilan de la politique travailliste mené par Florence Faucher-King et Patrick Le Galès dans leur livre, résumé ici pour La Vie des Idées, contraste fortement avec celui du conseiller travailliste Julian Le Grand. »


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Recherche nationaleDébats sur les politiques socialesRoyaume-Uni mai 2010 EN

Transforming Welfare : New economics, New Labour and the new Tories

New Economics Foundation, 10 pages.

Traduction du résumé :

« Au cours des soixante dernières années, on s’est habitué aux services et prestations de l’État-providence. Au cours de cette période, le volume des transferts s’est accru de façon exponentielle, poussé par une population croissante et vieillissante, par la croissance des attentes du public et, dans certains cas, notamment la santé, par les avancées scientifiques et une offre propulsant la demande. Cette expansion a été rendue possible par la croissance de l’économie. C’est alors qu’est survenu l’écroulement des systèmes financiers globaux et un ralentissement économique dont nous ne savons pas si nous nous relèverons. Qui plus est, les perspectives d’une plus grande croissance économique sont problématiques : les données laissent croire que la croissance dans le monde « développé » ne peut pas être « séparée » des émissions de carbone suffisamment et à temps pour éviter des changements climatiques catastrophiques. Il est donc temps de se préparer pour une croissance minimale ou nulle. Dans cette situation, qu’adviendra-t-il de l’État-providence ? Des coupures importantes sont déjà prévues par le gouvernement travailliste et par les conservateurs – et aucun parti n’a encore envisagé un futur sans croissance. Que doit-on préserver et de quoi doit-on se départir ? Plus important encore : comment l’État-providence pourrait-il et devrait-il être restructuré ? »


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Des élections sans vainqueur


Bilans et analysesDébats sur les politiques socialesRoyaume-Uni mai 2010 FR

Royaume-Uni : des élections sans vainqueur

Laurent Bouvet, Fondation Jean-Jaurès

« Le résultat des élections générales britanniques du 6 mai est conforme à ce que l’on en attendait depuis quelques semaines : un hung parliament (littéralement un « parlement suspendu »), en fait une Chambre des Communes dans laquelle aucun parti ne détient la majorité absolue. […]Et même si les conservateurs devancent les travaillistes, pour la première fois depuis 1992, les travaillistes, ces élections ne font apparaître aucun vainqueur. Dans chaque camp, les difficultés ne font que commencer. David Cameron n’a pas su faire gagner nettement les conservateurs alors que pendant des mois on le donnait largement vainqueur. Du côté travailliste, Gordon Brown a certes limité les dégâts mais il ne pourra pas rester chef de son parti très longtemps puisqu’il est Premier ministre depuis 2007 sans jamais avoir gagné d’élection sur son nom. Nick Clegg quant à lui, bien que dans la position du « faiseur de rois » à l’issue du scrutin, n’a pas obtenu un résultat historique pour les Lib Dems malgré son excellente campagne – il a même enregistré un recul en nombre de sièges par rapport à 2005 (- 5) ! »


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